Un réseau spécialisé dans les avortements clandestins démantelé

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Les éléments de la police algérienne ont mis la main, en début de cette semaine, sur un groupe de quatre personnes impliquées dans la formation d’un réseau spécialisé dans les avortements clandestins, et ce, dans la wilaya de Saïda, rapporte, mercredi 10 juin, le journal arabophone El Khabar.

Un réseau d’avortement clandestin a été démantelé dans la wilaya de Saïda (à l’ouest de l’Algérie). Tout avait commencé lorsque les services de sécurité avaient reçu une plainte à propos de trois femmes, dont une réceptionniste au service médical d’urgence d’un établissement hospitalier pour des soupçons sur l’organisation des avortements au niveau d’un appartement situé dans la même ville.

Après une perquisition dans la maison, les services de sécurité en coordination avec les autorités judiciaires, ont abouti à l’arrestation de quatre femmes, dont une fille célibataire qui se trouvait dans la résidence à des fins d’avortement, avec possession de produits pharmaceutiques.

Les quatre femmes en détention provisoire

Suite à cela, les policiers ont arrêté le groupe composé de quatre femmes âgées de 27 à 35 ans. Ils ont aussi entrepris des mesures judiciaires à leur encontre en les traduisant devant le parquet. Ce dernier a ainsi décidé de mettre en détention provisoire la principale suspecte qui travaille à l’hôpital pour exercice illégal de profession médicale et délit d’avortement d’une femme enceinte avec médicaments.

Les deux autres suspectes ont subi le même sort pour leur complicité. Enfin, le parquet a prononcé un mandat d’arrêt à l’encontre de la suspecte enceinte, pour sa tentative d’avortement illégal. Les quatre femmes attendront en prison leur comparution qui aura lieu dans les prochains jours.

L’avortement sévèrement puni en Algérie

Il faut noter que les lois punissent sévèrement l’avortement en Algérie. Cette criminalisation peut se traduire par des peines d’emprisonnement et des amendes.

En effet, l’article 304 du Code Pénal, stipule que “Quiconque, par aliments, breuvages, médicaments, manœuvres, violences ou par tout autre moyen, a procuré ou tenté de procurer l’avortement d’une femme enceinte ou supposée enceinte, qu’elle y ait consenti ou non, est puni d’un emprisonnement d’un (1) an à cinq (5) ans et d’une amende de cinq cents (500) à dix mille (10.000) DA”. “Si la mort en est résultée, la peine est la réclusion à temps de dix (10) à vingt (20) ans. Dans tous les cas, le coupable peut, en outre, être interdit de séjour”.

Source: Le journal Observ’Algérie

16 juin 2020 |

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